Journée découverte 5 : Vannes

Vannes : Journée 5 de notre découverte du Pays d’Auray

Poursuivons notre voyage par la capitale morbihannaise, Vannes.

 

Vannes, c’est l’ancienne Darioritum, capitale des Vénètes, conquise par Jules César en l’an 57 av JC. Vieille citée chargée d’histoire, point stratégique au fond du Golfe du Morbihan, « Vénétis » s’entoura pour se défendre de murailles, dès la période Gallo-romaine.
En 1532, l’union du Duché de Bretagne à la couronne de France fut proclamée à Vannes par le roi François Ier.
Au XVIIe siècle, création de la Rabine et le port se développe, tandis qu’en 1675, l’exil à Vannes du Parlement de Bretagne de Rennes par la volonté de Louis XIV entraîne la construction de nombreux hôtels et de rues, donnant un lustre nouveau à la cité dont l’importance commerciale et administrative s’affirma aux siècles suivants.

 

La Cathédrale Saint-Pierre : Au sommet de la colline du Méné, la cathédrale Saint-Pierre domine la ville close dont elle est un monument incontournable.  Avec ses 110 m de long, c’est la plus logue cathédrale de Bretagne.

C’est au XVe siècle qu’est entreprise la reconstruction de la cathédrale romane. Cette dernière est vétuste et trop petite pour accueillir le pèlerinage qui se développe autour du tombeau de saint Vincent Ferrier, mort à Vannes en 1419 et enterré dans le chœur de la cathédrale.

Entre 1450 et 1520, sont érigés la large nef à vaisseau unique flanqué de chapelles latérales aménagées entre les puissants contreforts, la façade occidentale – la tour nord de la façade romane étant conservée – et le transept. Quelques années plus tard est édifiée, au nord de la cathédrale, la chapelle du Saint-Sacrement, joyau de l’architecture Renaissance.

Lors de la Contre-Réforme, l’église est dotée d’un nouveau mobilier liturgique comme le retable baroque dédiée à Saint-Vincent. Mais c’est au cours de la seconde moitié du XVIIIe siècle que sont réalisés le voûtement de l’édifice et le nouveau chœur.

Au XIXe siècle, le mauvais état du bâtiment nécessite la reconstruction de la façade occidentale, dans un style néogothique cher aux émules de Viollet Le Duc.

 

Les remparts : Les remparts de Vannes, élément majeur du paysage urbain, témoignent de 1 500 ans d’ histoire militaire.

A la fin du IIIe siècle, quand l’empire romain vacille, Vannes, alors dénommée Darioritum, est autorisée à se fortifier. Un castrum (site fortifié) est bâti à l’ouest de la ville gallo-romaine, sur la proche colline du Mené. Le tracé triangulaire du mur de défense protège une superficie de 5 hectares environ.

Au Haut Moyen Age, le castrum devient le cœur de la ville médiévale. Restaurée au XIIIe siècle, l’enceinte est agrandie entre 1370 et 1390 par le duc de Bretagne Jean IV ; la superficie de la ville close double. Sur le flanc sud-ouest de la nouvelle muraille s’appuie le château de l’Hermine (disparu), à proximité de la porte de Calmont.

Mâchicoulis, canonnières, tours viennent compléter le système de défense au XVe siècle.

A la fin du XVIe siècle, l’enceinte médiévale est renforcée de bastions pour répondre aux besoins de l’artillerie moderne. L’éperon de la Garenne, réalisé entre 1626 et 1628 par l’architecte Augereau, est le dernier ouvrage défensif construit à Vannes.

 

Le quartier Saint Patern :  Site de l’antique Darioritum, c’est le quartier le plus ancien de Vannes ; le sol recèle des nombreux vestiges du forum, de thermes, de villae…

Au Haut Moyen Age, le centre de la ville se déplace sur la colline voisine du Méné, autour de la cathédrale. Dans l’ancienne cité antique est édifiée, vraisemblablement au cours du VIIe siècle, une première l’église dédiée à saint Patern.

Au XIe siècle, la paroisse Saint-Patern englobe toute la partie rurale de la ville. Autour de l’église se développe, au Moyen Age et à l’ époque moderne, un quartier très actif : tanneurs, artisans, … habitent les maisons à pans de bois que l’on peut admirer rue de la Fontaine ou rue Saint-Patern. Des auberges accueillent les voyageurs venant de Nantes ou Rennes.

C’est dans ce quartier populaire, artisanal, qu’est édifiée entre 1863 et 1865, la remarquable préfecture du Morbihan.

 

La rue Thiers et ses façades bien conservées du XVIIe siècle

 

La place Gambetta encadrant le Port Saint Vincent permettant l’accès à la vieille ville lorsqu’on vient du port.

 

La rue Saint Vincent bordée de beaux immeubles datant des XVIIe et XVIIIe siècles.

 

La place du Poids Public et son « Hôtel de Francheville »

 

La place des Lices ainsi appelée en raison des tournois et des combats de lutte Bretonne qui s’y déroulèrent en 1532 à l’occasion de la célébration de l’union de entre la Bretagne et la France.

 

La rue Saint Gwénael très typique du vieux Vannes médiéval

 

La rue de la Bienfaisance et la rue des Vierges, permettant l’entrée dans la ville par la Porte Prison

 

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